Masters

Le bon master au bon moment

Ici nous nous poserons la question du bon moment pour envisager un master : immédiatement après le bachelor ou non ? Et surtout du problème crucial de la spécialisation : vaut-il mieux amasser des connaissances générales ou entreprendre de se spécialiser dans un domaine pointu ?

La question n’est pas de savoir s’il faut suivre un master ou non, puisque la poursuite de ses études après un bachelor relève de l’envie ou non de chacun, et selon les perspectives professionnelles envisagées, un bachelor peut s’avérer tout à fait suffisant.
Non, ici nous nous poserons plutôt la question du bon moment pour envisager un master : immédiatement après le bachelor ou non ? Et surtout du problème crucial de la spécialisation : vaut-il mieux amasser des connaissances générales ou entreprendre de se spécialiser dans un domaine pointu ?

Choisissez le meilleur moment pour faire votre master



La véritable question en jeu est de savoir s’il faut passer par une année de transition avant d’entreprendre un master. Bien entendu, il ne s’agit pas d’une année de transition basée sur l’oisiveté, mais bien d’une année placée sous le signe de l’expérience professionnelle et de l’acquisition de connaissances pratiques ! L’objectif étant de faire en sorte que votre master soit le plus utile et prenne le plus de sens possible.
Il est à noter que plus de 80 % des étudiants suisses optent pour un master, peu importe le moment choisi pour faire celui-ci.
C’est donc à chacun d’estimer ce qui est le mieux pour lui, en fonction de sa personnalité et de son projet professionnel. Pour certains la question ne se posera pas. En effet, si vous avez déjà une idée précise de la profession que vous souhaitez exercer et qu’il ne vous manque plus que le diplôme pour y parvenir, alors foncez sur le master !
Au contraire : vous n’êtes pas au point sur la carrière que vous envisagez ? Vous voulez valider des connaissances, préciser votre choix d’orientation, ou acquérir des compétences qui vous permettront de changer de voie, voire d’obtenir une double compétence ? Alors n’hésitez pas à faire une pause utile, ça ne sera jamais une perte de temps, l’expérience pratique étant considérée par les recruteurs comme un atout majeur.
De plus, le fait d’avoir réussi à reprendre ses études, et le statut qui va avec, suite à une année dans la peau d’un professionnel salarié, est considéré comme une vraie force de caractère. Sachez cependant que cela est loin d’être évident. Le risque étant que l’entreprise vous propose de vous embaucher !

Master généraliste ou spécialisé ?

Se spécialiser pour répondre aux attentes des employeurs, ou rester dans le général pour plus de flexibilité ?
Il est clair qu’aujourd’hui les recruteurs délaissent de plus en plus les profils généralistes, sauf peut être en Angleterre ou un employeur hésitera moins à confer un poste dans la finance à un diplômé de sciences humaines. Mais c’est rarement le cas ailleurs, et ce n’est pas anodin que l’on note une embauche à 80 % des diplômés de masters spécialisés dans les 6 mois qui suivent l’obtention de leur diplôme !
Pour celui qui choisi la voie générale, reste cependant encore la possibilité du stage. Un généraliste bardé de stages sera souvent préféré à un spécialiste sans expérience professionnelle. Encore faut il que le stage effectué soit spécialisé !
Depuis peu, on assiste à une spécialisation accrue des diplômes, même à l’université avec la réforme de Bologne, l’intégration des stages aux cursus, voire de l’alternance.
Il faut savoir que les recruteurs cherchent de plus en plus la personne au profil parfait pour un poste requérant des savoirs très précis. Ainsi, le diplôme ne compte pas tant que le potentiel opérationnel.
Le problème reste que les étudiants, soucieux de se laisser des portes ouvertes pour leurs expériences futures (et pas assez informé sur l’intérêt de la formation continue) préfèrent s’orienter vers des études transversales, de peur de trop se spécialiser.
En fonction de chaque cas, la préconisation n’est pas la même : si vous préférez travailler en PME, un profil polyvalent peut être une force, en revanche dans une multinationale, la répartition des tâches sera plus marquée, et donc un profil très spécifique requis.
Cependant, il faut bien noter que spécialisation n’est pas égal à restriction, et qu’un changement de poste sera toujours envisageable, quitte à reprendre une formation continue.

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