Masters

Le master et la réforme de Bologne

Pas de doute : le BMD est généralisé en Suisse. Les études universitaires sont désormais organisées selon le schéma de la licence (3 ans d’études), master recherche ou master professionnel (5 ans d’études), doctorat (8 ans d’études).


En résumé, le master remplace la licence ou dipôme (master 1) et les 3e cycles qu’étaient les DEA et DESS (master 2). Il est organisé en 4 semestres (2 années de 2 semestres chacune) après le bachelor et correspond à l’obtention de 120 crédits ECTS.

Cette réforme permet à chacun de choisir et de construire son parcours de formation en fonction de ses projets d’études et professionnels. Elle favorise la mobilité des étudiants grâce aux crédits européens et la poursuite d’études dans une autre université suisse ou dans un pays de l’espace européen, par le jeu des équivalences.
Bon nombre de responsables de formation s’accordent à dire que la principale évolution inhérente à la mise en œuvre du BMD est le passage d’une approche « académique » vers une approche « professionnalisée » de l’enseignement supérieur.

120 crédits pour le master



En pratique, votre parcours étudiant sera donc constitué d’une combinaison d’UE (unités d’enseignement) obligatoires, optionnelles ou libres. Une UE correspond à un regroupement de cours magistraux, de travaux pratiques, de travaux dirigés et de travail personnel, des stages, des mémoires suivis au cours d’un semestre. Chaque unité d’enseignement est affectée de crédits (ECTS) qui vous permettent de progresser à votre rythme.
Le LMD s’appuie, en effet, sur le système européen d’unités d’enseignements capitalisables et transférables, soit le fameux ECTS ou système européen de crédits et introduit la notion de semestrialisation des cursus.
Ainsi, le master nécessite 120 crédits supplémentaires à la licence qui en compte 180. Les crédits correspondants sont définitivement acquis si l’UE est validée, les notes obtenues aux examens se compensent entre elles. Les crédits peuvent être transférés d’un parcours de formation à l’autre, d’un établissement à l’autre et permettent la validation de périodes d’études à l’étranger.

Les masters sont de deux sortes : master of sciences, pour les sciences dures, master of art pour les sciences humaines.

Une sélection à tous les échelons ?

Si l’accès en master 1 est acquis de droit pour les titulaires d’un bachelor qui prolongent leurs études dans la même filière (au sein de la même université), l’entrée en deuxième année (M2) est le plus souvent sélective.
C’était déjà le cas avec les DESS et les DEA. Le passage de M1 à M2 est soumis à l’avis de la commission pédagogique du M2 concerné.
De même, il ne suffit plus, comme pour les années précédentes, de réussir brillamment ses examens pour intégrer une formation conduisant à bac+5.
L’admission varie selon les formations : en général les candidats sont recrutés sur dossier et, éventuellement sur entretien de motivation, plus rarement sur une série d’épreuves écrites. En revanche, tous les masters 2 appliquent une procédure de sélection propre à chaque formation.
En outre, honneur est fait aux étudiants qui parviennent à décrocher une mention en master 1. Enfin, certaines formations sont beaucoup plus demandées que d’autres, ce qui rend la sélection d’autant plus rigoureuse.

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