L’animateur

Les animateurs créent et coordonnent les diverses activités d’un village-vacances, d’un club, d’une résidence de tourisme, d’un camping ainsi que des lieux touristiques équipés d’infrastructures sportives. Selon leur spécialité, ils sont là pour organiser les activités culturelles et sportives, les jeux et les sorties. Au-delà, ils doivent éviter au touriste tous les petits ennuis susceptibles de lui gâcher ses vacances. Ce n’est pas une mince affaire !
Ils exercent en Belgique mais aussi dans les structures à l’étranger, ce qui offre des possibilités de voyages chaque nouvelle saison.

Les conditions de vie et de travail
Même si l’animateur passe le plus clair de son temps parmi les vacanciers, le plus souvent au soleil et dans un cadre enchanteur, sa vie n’est pas une sinécure.
Vie privée et vie professionnelle se mêlent étroitement pour les animateurs, qui logent souvent sur leur lieu d’activité, ce qui n’est pas l’idéal.
Les jours de repos en haute saison sont presque inexistants. Si vous exercez à l’étranger, ne comptez pas trop découvrir le pays, sauf après la saison, si vous profitez de votre présence sur place pour prolonger votre séjour.



Comme ils ont peu l’occasion de dépenser leur argent, ils peuvent, à condition d’être un peu économes, engranger pour les mois sans travail. Le métier ne se pratique pas à l’année et la majorité des contrats sont saisonniers. Il est bien difficile de travailler 10 mois par an. Le reste de l’année, pendant ses périodes chômées, l’animateur doit se loger.
Après la saison, le retour à la vie réelle (quelques mois sans factures à payer, sans vaisselle ni ménage vous font vite perdre le sens des réalités) est parfois douloureux, et bien des animateurs tellement dynamiques pendant l’été connaissent une sérieuse baisse de régime, épuisés par le travail, la fête et la vie en communauté.
Ces conditions font qu’on reste rarement animateur toute sa vie. Soit on abandonne le métier pour passer à autre chose (cas le plus courant), soit on évolue au sein de l’animation.

La promotion interne mène vers les fonctions de chef d’équipe, de responsable d’animation ou de direction de centre. Autant de postes qui impliquent la gestion d’une équipe et donc le sens des responsabilités qui s’y rattache.

D’une manière plus générale, l’avenir des métiers de l’animation semble prometteur. Le succès des formules clubs, la demande de loisirs actifs et originaux de la part des touristes devrait assurer de belles perspectives à toutes ces professions.

Qualités requises
La polyvalence est le maître mot pour devenir un bon animateur. Celui-ci doit naturellement posséder le goût du contact humain et un enthousiasme inébranlable. C’est un homme orchestre omniprésent, toujours dynamique, doté de multiples talents. Un don d’ubiquité est bien utile, pour donner l’impression qu’il est là partout et tout le temps. Sa disponibilité est permanente, tout comme son sourire. Et si son teint est de bronze, sa santé doit être de fer, pour assurer de très longues journées de travail, suivies comme il se doit, de petites fêtes qui se prolongent tard dans la nuit.
Une bonne culture générale et notamment la pratique courante d’une ou deux langues sont de plus en souvent exigées. Enfin, il faut posséder l’esprit club, ce qui n’est pas donné à tout le monde.
Pour résumer, le bon animateur est un véritable mouton à cinq pattes : jeune, mobile, disponible, accueillant, ayant le sens du travail en équipe, imaginatif, adaptable à toutes les clientèles, en bonne santé et polyglotte !

Le recrutement
Les parcs d’attractions, voyagistes, résidences et villages de vacances, offices de tourisme, associations, bases de loisirs, croisiéristes, campings... ont besoin d’animateurs. Les possibilités de recrutement sont donc assez variées. L’été, la période d’embauche, débute à partir du mois d’avril. L’expérience professionnelle, la motivation et la disponibilité sont les principaux critères de recrutement.
Les animateurs sont souvent recrutés en fonction de leur premier métier. Ils sont d’abord gestionnaires, comptables, cuisiniers... ce qui ne les empêche pas de se retrouver sur une scène ou à l’accueil.
Dans l’ensemble, la profession se féminise. A Disneyland, Mickey donne sa chance à tous et, en dehors de certains besoins précis, privilégie le savoir être sur le savoir-faire. 3 000 à 4 000 personnes sont recrutées pour la saison d’été. Deux critères déterminants : la propension à aller vers l’autre et la maîtrise des langues.

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