Analyste-financier

Son rôle
Dans une salle des marchés, l’analyste financier intervient en support des activités de trading et de vente. Sur le marché des actions, par exemple, il est chargé de fournir des informations sur des sociétés cotées en Bourse et /ou sur des secteurs d’activité.
Pour cela, il épluche les comptes des entreprises, analyse leur stratégie, étudie leurs méthodes de gestion. Il rencontre également des dirigeants pour obtenir la meilleure visibilité possible. Ses investigations sont finalisées par des rapports dans lesquels il donne des préconisations d’achat ou de vente. Parfois, il accompagne les vendeurs en clientèle pour leur fournir un appui technique.
On trouve également des cohortes d’analystes financiers dans les bureaux d’études des établissements financiers ; contrairement aux analystes des salles de marché, qui se consacrent exclusivement au court terme, ces derniers échafaudent des scénarios à moyen et long terme. Dans le domaine des obligations, par exemple, ils peuvent être chargés d’anticiper l’évolution des taux d’intérêt dans un pays donné en fonction de sa croissance, de l’état du marché du travail, des prévisions d’inflation ou encore de sa politique monétaire. Leurs études sont destinées aux salles de marché, et sont aussi utilisées dans d’autres services de la banque tels que les agences, les centres d’affaires, l’ingénierie financière, voire la direction générale qui peut s’en servir pour établir le budget prévisionnel.

Les qualités requises
Outre une attirance pour les chiffres et la prospective, l’analyste financier doit savoir s’exprimer aussi bien oralement que par écrit, si possible, en au moins trois langues.
Les adeptes du contact rechercheront plutôt l’ambiance de la salle des marchés et les relations avec la clientèle tandis que les timides préféreront travailler en solitaire au sein d’un bureau d’études.

Et après ?
A l’instar du bon vin, l’analyste financier se " bonifie " au cours des années par l’expérience qu’il acquière ! C’est pourquoi il est plutôt conseillé de faire l’essentiel de sa carrière dans cette profession.
L’évolution classique consiste alors à élargir sa compétence sectorielle sur une zone géographique plus vaste.
Cela dit, rien n’interdit de s’orienter vers d’autres métiers comme la vente en salle de marché, la gestion de Sicav ou encore le conseil en fusion-acquisition.

A savoir
Avec la complexité croissante des marchés, ce métier a acquis ses lettres de noblesse et attire de plus en plus de jeunes diplômés. Cette montée en puissance s’accompagne de deux tendances : une spécialisation accrue par secteurs économiques et géographiques et un élargissement de la fonction vers le conseil en clientèle.



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