Producteur

Commençons par le côté pratique. Il faut de l’or pour transformer les scénarios, même les plus beaux d’entre eux, en pellicule. Mais oui, de l’or ! Avec lui, on entre dans le réel : l’argent, le budget, les moyens nécessaires pour faire un film.
Le producteur fait figure de père : il permet aux projets de se réaliser. En fait il les accompagne de leur conception jusqu’à leur émancipation.
Il peut également être à l’origine de certains projets. C’est un métier à risque où l’art côtoie l’argent.

Différents styles de producteurs…



Certains sont des hommes d’affaires qui produisent des films comme on joue en bourse. Ils investissent les millions gagnés sur un film dans les affaires d’un autre secteur ou inversement. Ils cherchent à faire fortune et savent que le cinéma peut leur rapporter beaucoup.
Et puis il y a ceux qui font ce métier par passion, parce que tout simplement ils aiment le cinéma. Ils s’engagent dans des projets auxquels ils croient et font naître des films en risquant beaucoup d’argent.
Aujourd’hui, ces grandes figures de la production sont rares. Ceux qui se battent pour imposer des auteurs et défendre des idées existent toujours, mais ils ont beaucoup de mal à vivre dans un monde régi par la télévision. C’est en tout cas un mode de production plus marginal. Les équipes travaillent pour des salaires réduits et les films se font dans une lutte permanente.
Ce sont là deux figures extrêmes. Entre les deux, il y a surtout des hommes et des femmes, aux profils variés qui naviguent entre les lois du commerce et celles du désir.

Une vie plus qu’un travail

L’art du producteur ne s’apprend dans aucune école. C’est un métier en creux. Certains producteurs sont de fins stratèges, d’autres sont doués pour monter des équipes, d’autres encore se sentent chez eux sur un plateau de tournage.
Un bon producteur réunit de réelles qualités de gestionnaire et de financier. Il sait écouter, détecter des talents et prendre des risques. Il n’est pas toujours un homme de pouvoir même si ses responsabilités sont énormes. Il lui faut du charisme et une énergie inépuisable. Il n’a pas d’horaires de travail. Lorsqu’il déjeune à midi avec un jeune auteur, il prépare d’une certaine manière un film à venir ; lorsqu’il va voir un film le soir et qu’il dîne ensuite avec le réalisateur, là encore, cela fait partie de sa journée de travail. Toutes ces activités constituent sa vie et lorsqu’il commence à les considérer comme des obligations, c’est que la lassitude du métier pointe. Chaque film est unique. C’est passionnant et épuisant. En matière de production, il est difficile d’établir des règles et impossible d’agir toujours de la même manière.

A noter : sur les génériques, vous pouvez lire toute une déclinaison du titre de producteur :
le producteur délégué : c’est le responsable juridique et financier du film, notamment vis-à-vis des autres investisseurs. Il reçoit l’argent, le redistribue et s’engage à finir le film et à suivre sa carrière. Il peut intervenir sur l’esprit du projet et son aspect artistique, sur le scénario et le casting par exemple ;
le producteur exécutif : il est engagé dans le cadre d’un film particulier. Il est chargé de constituer l’équipe et d’engager les assistants. Sur des films à petits budgets, le producteur exécutif et le producteur délégué ne font qu’un.

Le producteur est entouré de toute une équipe. Il se rend peu sur les tournages et laisse ce rôle à d’autres… Un producteur peut travailler avec plusieurs directeurs de production s’il a plusieurs tournages en court.

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