Chef de mission humanitaire

Le chef de mission Chef de mission, coordinateur, responsable de programme, les appellations varient selon les ONG mais la fonction reste la même : chapeauter la mission sur le terrain. Sur ses épaules repose en grande partie le succès d’un programme.

Son rôle : Interlocuteur du siège sur le terrain, interface entre les autorités locales et l’ONG, il est généralement le premier à partir pour préparer l’arrivée des volontaires (obtention des autorisations, recherche d’un logement, etc.). Ensuite, il encadre l’équipe d’expatriés, veille à sa cohésion, réconforte, gère le stress, les tensions et les accrochages qui peuvent survenir entre les volontaires. Du point de vue matériel, il gère la réalisation du projet. Il répond aux problèmes pratiques qui peuvent se poser pendant le déroulement du programme, évalue régulièrement son avancement, veille à son adéquation aux besoins et redéfinit les objectifs, si nécessaire.



Son cursus : L’expérience de terrain prime toutes les formations théoriques. On devient rarement chef de mission sans s’être rôdé plusieurs années au sein d’une ou plusieurs ONG. Selon la nature du programme (médical, alimentaire, éducatif…), on exige souvent de lui des compétences solides dans un domaine précis. Là encore, des qualités très diverses sont requises. Elles sont d’abord humaines : sens de la communication, faculté d’écoute, capacité à diriger, diplomatie. Il faut aussi avoir une grande capacité d’analyse, le sens de l’improvisation et de l’organisation et savoir faire preuve de fermeté et de sang-froid. Un très bon équilibre et une grande solidité sont indispensables. Beaucoup suivent une formation de type "Bac+4". La pratique de l’anglais est indispensable.

Au siège : Le siège est le QG des associations humanitaires. On y travaille sur les missions en amont (lors de la mise en place des projets) et il sert également de base arrière (en liaison constante avec les équipes de terrain). C’est là que se prennent toutes les décisions stratégiques, que s’élaborent les programmes, se recrutent les volontaires, se collectent les fonds. Comme le terrain, il offre, pour les plus grosses associations, tout un éventail de métiers, depuis les plus classiques (responsable financier, responsable des ressources humaines, responsable du marketing, etc.) qui pourront néanmoins revêtir une dimension particulière parce qu’ intégrés à une ONG, jusqu’aux plus spécifiques (responsable de la collecte et de la recherche de fonds ou fundraisers, responsable géographique ou technique). Tous sont généralement salariés. Mais qui dit siège, ne dit pas forcément immobilité. Certains postes en effet exigent de fréquents déplacements sur le terrain : un bon compromis lorsque l’on a la bougeotte mais que l’on veut rester vivre en Belgique.

La gestion des programmes : Dans les ONG importantes, les responsables géographique et technique gèrent les services opérationnels du siège. Ils sont chargés du suivi des programmes en relation directe avec le terrain. La répartition au sein d’une ONG se fait en général selon deux critères : l’aire géographique à laquelle appartient le programme et le type d’action menée.

Dans la même rubrique

Administration :
Aéronautique :
Art / création :
Audiovisuel :
Automobile :
Beauté :
Commerce / vente :
Droit :
Environnement / animaux :
Humanitaire :
Finances / compta / assurances :
Informatique et multimédia :
Journalisme / édition :
Média / publicité / communication :