La législation du travail en Australie, Nouvelle-Zélande et Canada

Pas toujours évident de partir travailler à l’autre bout de la planète... aussi nous vous renseignons et vous conseillons afin que vous n’ayez pas de mauvaises surprises. Vous saurez tout sur les contrats de travail canadien, australien et néo-zélandais !

En Australie, le contrat de travail est soit oral soit formalisé par un écrit ; les salariés étrangers ont en général un contrat de travail écrit pour les formalités de permis de travail. En dépit d’une forte représentation syndicale, l’emploi reste encore peu protégé, comme cela est le cas aux Etats-Unis.
Les rémunérations et conditions de travail sont fixées par les Awards ou les Certified Agreements. Il n’existe pas de grille de salaires en Australie et les rémunérations sont très variables suivant les postes et les responsabilités exercées.
Les salariés de moins de 21 ans ont des salaires inférieurs de 30 à 40% à ceux qui sont plus âgés. Il existe un salaire minimum qui varie selon les Awards.
Il existe également un contrat de travail intérimaire, pour lequel les accords collectifs prévoient un nombre d’heures travaillées minimales, mais non régulières, et une rémunération horaire.
En règle générale, la durée légale du travail est de 35, 38 ou 40 heures par semaine, selon les conventions collectives qui fixent des ordinary hours. Toute heure de travail effectuée au-delà de ces ordinary hours est considérée comme heure supplémentaire, rémunérée au taux majoré de 50% pour les deux ou trois premières heures et au taux majoré de 100% par la suite.



En Nouvelle-Zélande, l’horaire de travail habituel est de 40 heures, mais les employeurs et les employés ont toute latitude pour décider d’horaires de travail plus ou moins longs pendant la semaine. Dans de nombreuses professions, les heures supplémentaires ne sont pas rémunérées, leur paiement est une question à régler entre l’employé et l’employeur.
Les salaires minimums dépendent de l’âge : les employés ayant entre 16 et 20 ans ont droit à $182 par semaine, $4,55 par heure ou $36,40 par jour ; ceux qui ont plus de 20 ans ont droit à un salaire minimum brut de $302 par semaine, $7,55 par heure, ou $60,40 par jour selon la façon dont ils sont payés.

Au Canada, la législation du travail (salaire minimum, nombre d’heures travaillées) varie selon la province et le territoire. Pour en savoir plus, renseignez vous sur le site du Ministère du Travail québecois : http://www.travail.gouv.qc.ca/

Les travaux agricoles
Inutile de vous dire que ces jobs concernent les courageux, les lève-tôt, ceux qui privilégient l’enrichissement humain au détriment d’une paye royale ! Les journées de travail durent fréquemment de 8 à 10 heures (autant dire que les « petites natures » ne feront pas long feu dans ce genre d’activités).

L’hébergement qui vous sera fourni sur place, quoique rudimentaire, vous permettra de lier connaissance avec des jeunes venus comme vous d’autres pays mais aussi de côtoyer la main-d’œuvre locale. Vous pouvez contacter les associations agricoles, les coopératives, voire directement les exploitations pour vous tenir au courant des périodes d’embauche. Comme vous pouvez vous en douter, le meilleur moyen de trouver ce type de petit boulot est le bouche-à-oreille. Parlez-en autour de vous lors de vos voyages, contactez les agences pour l’emploi locales, les auberges de jeunes ou les foyers de jeunes qui pourront bien souvent vous diriger vers un éventuel employeur.
Il existe également certains organismes privés qui s’occupent du recrutement.

En Australie, informez-vous grâce au Harvest Table Australia qui est la bible des saisonniers ou consultez la Northern Victoria Fruitgrowers’ Association : www.nvfa.com
Pour la Nouvelle-Zélande : www.fruitgrowers.org.nz

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