L’internationalisation des universités publiques

Avec l’harmonisation du système d’éducation supérieure européen notamment, les universités désireuses d’être compétitives au niveau international, se dotent de plus de souplesse et se hissent doucement à hauteur des écoles les plus réputées.

On estime qu’un établissement propose une formation à visée internationale (c’est-à-dire engageant l’université à permettre à l’étudiant de pouvoir travailler à l’étranger ou en lien avec l’étranger) si elle répond au moins à l’un des critères suivants :

- L’établissement accueille de nombreux étudiants d’origines diverses. Il détient une dimension multiculturelle par ce simple fait, ce qui est le cas de la plupart des grandes universités suisses telles que Genève (38% d’étudiants étrangers) ou l’université de Suisse italienne (36%).

- La formation proposée est dispensée partiellement ou en totalité en langue anglaise (langue internationale s’il en est). Certaines filières de l’EPFL existent uniquement en anglais, de même que le master en sciences économique de la fac de Genève ou le master en management et stratégie internationale de Saint-Gall.



- L’établissement possède une renommée internationale par l’excellence de ces enseignements (souvent spécialisés dans un domaine précis). Par exemple, Genève qui se prévaut d’être l’une des 12 meilleures universités de recherche d’Europe. L’université est également assez bien placée dans certains classements (rankings) reconnus : 32ème sur 100 par celui effectué par le magazine Newsweek, et 39 sur 200 pour l’édition 2006 du Times Higher Education Supplement. Egalement bien placée par chacun des rankings (respectivement 21ème, 24ème, et 27ème pour le classement fait par l’université de Shanghai pour la recherche en sciences exactes) figure l’ETH Zurich. Quant à l’EPFL, elle est placée au 26ème rang par Newsweek.

- L’établissement propose des formations en lien avec d’autres universités étrangères (doubles diplômes) avec souvent la possibilité de partir faire un cycle dans le pays partenaire. C’est par exemple le cas d’un master in nano and microtechnologies for integrated system de la faculté Sciences et techniques de l’ingénieur de l’EPFL qui possède un accord spécifique avec l’INP de Grenoble et l’école polytechnique de Turin. De son côté, l’université de Neuchâtel propose un master in management, law and humanities of sport, géré par la FIFA, et en partenariat avec une école anglaise et une autre italienne.

- L’établissement propose de nombreuses possibilités de mobilité interuniversitaires (programmes d’échange, accords bilatéraux). C’est le cas de quasiment toutes les universités, ainsi que des formations dans le domaine des technologies industrielles de la Haute école de suisse occidentale.

- La formation proposée est proprement internationale, c’est-à-dire qu’elle délivre un diplôme à valeur internationale, telle qu’un MBA, un bachelor/master of arts, etc. C’est évidemment le cas pour des études de traduction ou interprétariat à l’UNIGE. A l’université de Fribourg, vous aurez par exemple la possibilité de suivre un executive MBA en management des TIC, ou un MBA en management des organisations non-profit

- L’établissement s’est doté, ou a créé, des partenariats avec des outils (instituts, organismes, laboratoires…) ayant une compétence internationale. L’université de Genève fait partie de ces établissements avec la création d’un institut universitaire des hautes études internationales (IUHEI), qui a lui-même engendré en coopération avec le CICR et l’Université de Lausanne, un Centre universitaire de droit international humanitaire (CUDIH). C’est également le cas de l’université de Neuchâtel avec son Institut de microtechnique validant le diplôme de bachelor/master of science in micro and nano technology de renommée mondiale. La moitié de son effectif est étrangère.

Souvent, les établissements mentionnés cumulent plusieurs de ces critères à la fois.
C’est surtout le cas de l’université de Fribourg, qui de surcroît bénéficie d’une culture bilingue franco-allemande. Il s’agit d’un établissement qui possède une notoriété très importante au niveau mondial, et par ce biais attire énormément d’étudiants étrangers (18 %), et plus encore de professeurs (35%). L’université fribourgeoise a également contracté de nombreuses conventions avec des écoles étrangères, ce qui permet à ces étudiants d’avoir un vaste choix en cas de désir d’échange. En terme de formation, l’université de Fribourg propose un double diplôme de niveau bachelor et master en droit, en lien avec l’université Paris 2, mais aussi un master in European business in public economics and public finance totalement dispensé en anglais, ainsi que les MBA précédemment cités.
Renseignez vous sur les programmes de ces cursus sur le site de l’université.

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